Communiqué de presse No: 2005/380/SAR  Contacts:
Banque mondiale : À New Delhi : Geetanjali Chopra (91-11) 51479286 gchopra@worldbank.org   À Washington DC: Benjamin Crow (202) 473-5105 E-mail: bcrow@worldbank.org AsDB : À New Delhi : Usha Tankha (91-11) 2410 7200/2419 4236 utankha@adb.org   PNUD: À New Delhi: Surekha Subarwal (24644702) Surekha.subarwalr@undp.org NEW DELHI, 14 mars 2005—La reconstruction et la réhabilitation des quatre états et territoires indiens affectés par le tsunami coûteront environ 1,2 milliard de dollars EU. C’est ce que nous apprend un rapport d’évaluation des dégâts et des besoins, préparé conjointement par la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement (BAsD) et les Nations Unies à la demande du Gouvernement indien.
 Une équipe d’évaluation, composée de membres provenant de ces trois agences multilatérales, a visité les zones ravagées par le tsunami dans les états de Tamil Nadu, de Kerala, d’Andhra Pradesh, et de Pondicherry du 1er au 15 février 2005. Sa visite faisait suite à une demande d’assistance du gouvernement indien pour la reconstruction des infrastructures, la réhabilitation des moyens de subsistance et la mise en place de systèmes de prévention et de gestion des catastrophes dans les 4 états et territoires affectés. Cette équipe a rencontré des survivants de la catastrophe, ainsi que les autorités au niveau du district et de l’état, des ONG, et des représentants du secteur privé.  Un avant-projet du rapport contenant une synthèse de l’évaluation avait été remis au Gouvernement indien le 18 février 2005. Le Gouvernement a reconnu le bien-fondé des constats du rapport. La version finale de ce dernier a été publiée ce lundi.  Cette évaluation forme le contexte de discussions entre la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, le PNUD et le Gouvernement indien qui ont pour objectif de déterminer l’appui que chaque agence pourrait apporter et les mécanismes de mise en œuvre d’un programme de reconstruction.  Selon le rapport d’évaluation, la valeur totale des dégâts matériels s’élève à environ 575 millions de dollars EU et les pertes de productivité à environ 450 millions de dollars EU. Mais la reconstruction coûtera plus cher. Non seulement il faut remplacer ce qui a été détruit, mais il faut également améliorer les services et les infrastructures pour ne plus être aussi vulnérable à d’éventuelles catastrophes dans l’avenir.  Le rapport évalue également les dégâts et les besoins dans les différents secteurs économiques. Les secteurs du logement et la pêche ont été les plus touchés et sont donc ceux où les besoins sont les plus importants. Ils sont suivis par la remise en état des moyens de subsistance et dans une moindre mesure par l’infrastructure et l’agriculture. La reconstruction des logements à elle seule coûtera environ 490 millions de dollars EU et la réhabilitation du secteur de pêche, environ 285 millions de dollars EU.  Au niveau des états, le Tamil Nadu est celui qui est le plus affecté, et le coût de son relèvement. Se monte à environ 868 millions de dollars EU. Il est suivi par le Kerala (158 millions de dollars EU), Pondicherry (114 millions de dollars EU), et l’Andhra Pradesh (73 millions de dollars EU).  « Un évènement imprévu comme le tsunami a mis en lumière les vulnérabilités aux catastrophes qui guettent des groupes de populations qui se trouvent déjà au niveau les plus bas du processus de développement, » disent Shyamal Sarkar, Arjun Goswami, et Pascal Girot, respectivement responsables de l’équipe d’évaluation pour la Banque mondiale, la BAsD et le PNUD.  Ils ajoutent : « les pertes en terme de moyen de subsistance dans les secteurs les plus affectés sont particulièrement significatives. Elles montrent en effet combien les ménages directement employés dans les pêcheries côtières, dans l’agriculture dans les micros entreprises étaient vulnérables à la pauvreté. Mais l’impact de ces pertes ne se limite pas à ces ménages. Elles affectent également les moyens de subsistance de communautés bien au-delà des zones directement touchées par le tsunami. »  Selon le rapport, les zones affectées sont déjà passées du stade des secours à celui de la reconstruction, bien que les secours dans certains secteurs et à certains groupes de victimes vont continuer encore pendant plusieurs mois. Au cours des prochains mois de cette phase de transition, les priorités seront de protéger les segments les plus vulnérables des populations déplacées qui vivent dans des abris temporaires et d’améliorer leurs conditions de vie.  Le rapport souligne que cette catastrophe n’a épargné aucun secteur ou aucune couche de la population. Il recommande que la stratégie de reconstruction soit basée sur une approche participative, équitable, souple, décentralisée et transparente. La stratégie économique et sociale d’ensemble devra intégrer une meilleure gestion de l’environnement côtier et une réduction renforcée des risques.  Une approche à la reconstruction fondée sur une large consultation s’avère indispensable. Les investissements dans les nouvelles infrastructures ainsi que leur localisation sont intimement liés à des décisions de politique portant sur les réglementations côtières et la gestion des risques. Certaines de ces décisions auront des coûts et des implications sociales importants, y compris pour les conditions de vie des populations.  « Cette catastrophe constitue un sérieux avertissement : il est essentiel de mieux gérer les risques. Une meilleure gestion des risques et des catastrophes permettra de moins dépendre du secours et de l’assistance, et par conséquent évitera de soustraire des ressources importantes aux autres objectifs de développement. Dans ce contexte, il faut encourager les communautés à souscrire des assurances visant à un transfert des risque, à mieux gérer les risques et à mieux prévenir les catastrophes, tout en donnant assistance aux victimes, » expliquent les responsables de l’équipe d’évaluation.   Pour plus d’information sur la Banque mondiale et les catastrophes naturelles, veuillez consulter : http://www.worldbank.org/hazards  (a) http://www.worldbank.org/tsunami  Pour plus d’information sur les activités de la Banque mondiale en Inde, veuillez consulter : http://www.worldbank.org.in/ (a)  Pour plus d’information sur les activités de la Banque asiatique de développement à la suite du tsunami, veuillez consulter : http://www.adb.org/tsunami/default.asp (a)  Pour plus d’information sur les Nations Unies et le tsunami, veuillez consulter : http://www.undp.org.in/dmweb/Tsunami/default.htm   (a) = ce lien dirige vers une page en anglais. |